Gina à la pharmacie… chronique d’une quête presque cosmétique

Le succès de la nouvelle série hilarante de Gina Bocelli ne nous surprend pas.  Au premier épisode Gina était sur Internet.

Souvenez-vous. Elle nous disait à la fin : « J’ai d’abord pleuré de sentiments d’injustice. Puis j’ai enfilé mes sandales et me suis rendue à …. la pharmacie ! Voilà cette quadra lucide et curieuse de tout à la pharmacie. Amusez-vous bien. La Rédaction    

J’entre pour acheter une crème anti-ride, car sur la Toile, j’ai été arnaquée. Une simple crème. Pas une cure de jouvence, pas un élixir magique. Juste de quoi dire à mon miroir : “Je fais ce que je peux.”

Mais en attendant de me confier à ma pharmacienne, je fais un petit tour vers les rayons.  Une véritable jungle codée vous dis-je :  Soins du visage”, “dermo-cosmétique”, “anti-âge” — chaque mot est une promesse, chaque tube un oracle. Je vois deux crèmes. L’une promet “effet lifting immédiat”, l’autre  pourrait être une “acceptation de soi en douceur”. C’est du moins ce que le marketing de la marque laisse entendre. Mais le vrai trésor de la pharmacie, ce sont les clients. Une dame achète des pastilles pour la gorge et confie qu’elle chante dans une chorale. Un monsieur demande un baume pour les pieds et glisse qu’il prépare le marathon de New York. Et moi, Gina, quadra amusée, j’écoute, je souris. Un jeune homme s’approche du comptoir et demande très sérieusement : « Vous avez quelque chose contre les flatulences… mais qui ne m’empêche pas de jouer du saxophone ? »   

Silence.

La pharmacienne cligne des yeux. Moi, je pouffe littéralement, mais discrètement. 

Il ajoute :  « C’est pour les répétitions. Le groupe commence à se plaindre. »

La pharmacienne lui répond : « Flatulences ? Ne vous inquiétez pas, c’est plus courant que les gens n’osent l’admettre. Vous êtes au bon endroit. Si c’est juste un excès de gaz, je vous recommande la siméticone. C’est discret, rapide, et ça évite les situations… embarrassantes. » 

Le jeune saxophoniste : « Et en plus naturel ? Une tisane de fenouil éventuellement ? »

La pharmacienne lui répond : Oui c’est plus doux et naturel. Et si ça ne marche pas, on passera à la version charbon. Radical, mais ça noircit les selles. Et l’ambiance en répétition s’éclaircira, vous verrez ».

Pour finir j’ai tout laissé au rayon et je m’adresse à la pharmacienne. « Alors voilà. Je cherche une crème anti-ride. Pas pour effacer mes années ni pour faire disparaître le vécu… juste pour que mes rides aient l’air de coacher des jeunettes. En fait, je souhaite rester moi-même, mais en version ‘retour de vacances’… vous comprenez ? ». La pharmacienne me regarde avec un sourire doux, presque complice. « Vous cherchez à lisser, repulper, illuminer ou prévenir ? » me demande-t-elle ?   

Je réponds : « Je cherche juste à ne pas paniquer. » Elle rit. Moi aussi.

Elle me propose une crème “à effet tenseur immédiat”, une autre “à base de cellules souches végétales”, et une troisième “testée sur femmes en situation de stress émotionnel”. 

J’achète celle qui sent bon. C’est mon critère scientifique du jour.

En sortant, une vitrine me rends mon reflet. Je me regarde. Pas de miracle. Mais un éclat dans les yeux. Et je me dis : « La crème fera ce qu’elle peut. Moi aussi. »

Et si jamais, au bar du coin, je croise un saxophoniste qui aurait des problèmes ‘atmosphériques’, au moins  je saurai quoi lui recommander.”

À suivre

Partagez cet article !
Total
0
Shares
Laisser un commentaire
Précédent
La beauté en miettes
Idée et concept d’image ©decouverte-mag.com

La beauté en miettes

Après le comte de Grandvaux qui s’est épanché sur la beauté féminine, la

Suivant
La grande soif ?

La grande soif ?

« La soif, c’est un murmure brûlant d’une absence » se dit souvent Aladin le

Vous pourriez aimer aussi :