Les chats et le stress

Aladin le Malin, expert en stressologie féline est en pleine effervescence cet automne. Il court, il bondit, il miaule des vérités existentielles : le stress, mes amis, c’est du sérieux ! Et pourtant, les humains pataugent encore comme des chatons dans une flaque d’émotions. Regardez sa grande photo. Regard inquiet, sourcil froncé (enfin, façon chat), posture de philosophe en pleine crise existentielle : Aladin le Malin cogite. Il sent que ça chauffe dans les cerveaux humains. Trop de réunions, pas assez de siestes. Alors il prend les choses en patte. Il fait le point, il ronronne des conseils, et il reviendra vous miauler tout ça encore plusieurs fois. Car le stress, c’est comme une boule de laine : on croit l’avoir domptée, et elle revient vous chatouiller les neurones. La Rédaction

Les chats et le stress, en voilà une question ! A nous voir dormir si longtemps par jour, vous les humains, pensez que nous ne connaissons pas de stress. Pourtant, nous en avons plus qu’assez pour notre espèce. Heureusement, je n’ai jamais dû déménager, mais lorsqu’on a refait il y a quelques années le parquet du salon, il y a eu un tel chamboulement et un tel vacarme que je n’étais pas bien. Je ne trouvais plus mes repères. A telle enseigne que je me suis réfugiés souvent comme je le faisais lorsque j’étais petit dans le lavabo de la salle de bains.

Ah, vous les humains… Toujours à dramatiser le stress comme s’il s’agissait d’un monstre sous le lit. Burn-out par-ci, ulcère à l’estomac par-là, colite ulcéreuse en bonus, et n’oublions pas vos petits soucis cardio-vasculaires qui font bip-bip dans tous les sens. Bref, chez vous, le stress chronique, c’est un festival de symptômes.

Chez nous les chats, c’est plus… élégant (enfin presque !). On parle plutôt de diarrhées impromptues et, pour les plus sensibles d’entre nous, de cystite interstitielle[1]. Oui, madame. Oui, monsieur. Même nos vessies ont leur mot à dire.

Mais remettons les moustaches au clair : le stress, c’est juste une réaction normale de l’organisme — ce que vous appelez pompeusement le “syndrome général d’adaptation”. Et le coupable, ce n’est pas le stress lui-même, mais ce que vous appelez l’“agent stressant”. En gros, le truc qui vous fait péter un câble (excusez la grossièreté). Ou miauler dans le vide.

Alors, la prochaine fois que vous sentez la cocotte-minute monter en pression, pensez à nous. Nous on peut parfois gérer ça avec une sieste, un bon grattage derrière l’oreille… et parfois, un petit pipi de protestation. Chacun sa méthode, hein ?


Leçon de stress par Aladin le Malin

« Oups » l’anxieux et moi en mode dessin 

Moi, Aladin le Malin, félin diplômé en ronron-thérapie et spécialiste en grattouille comportementale, je vous le miaule haut et fort : le stress, c’est notre réponse non spécifique à toute demande. En clair ? C’est le « Eh oh, y’a quelqu’un ? » du corps quand la vie lui fait coucou.

Le stress, c’est une réaction pure, brute, sans chichi. Une émotion débarque — peur, colère, joie, même l’envie d’avoir de bien meilleures croquettes que l’industrie alimentaire nous fourgue— et hop, le stress s’invite. Mais attention, l’inverse n’est pas automatique : tout stress ne déclenche pas une émotion. Parfois, c’est juste le corps qui fait son boulot, comme un chat qui surveille un pigeon sans bouger la moindre moustache.

Et là, tenez-vous bien : le stress, c’est la vie ! Oui, oui. Pas de stress, pas de réaction. Pas de réaction, pas de vie. Donc, si vous respirez, c’est que vous stressez un peu. Félicitations, vous êtes vivants !

Alors, au lieu de le fuir comme une baignoire pleine, apprenez à le dompter. Nous les chats, on gère ça avec une sieste stratégique, un regard perçant, et parfois un petit sprint nocturne dans le couloir. Vous dites alors que nous avons notre moment de folie, hein ? À vous de trouver votre style.

Le stress chez les félins : chacun sa crise, chacun son style

Nous, nobles créatures félines domestiques — braves mais pas naïves — avons une manière bien à nous de gérer les pressions déstabilisantes de notre environnement. Et attention, ce n’est pas du copier-coller émotionnel. Non, non. C’est du sur-mesure, de la haute couture du stress.

Chez nous, la réaction n’est pas stéréotypée. Elle est personnalisée comme une gamelle gravée au laser. Elle dépend de notre tempérament, de l’ambiance, du taux d’humains bizarres au mètre carré que nous sommes forcés de côtoyer … bref, c’est du stress en version chat.

Prenez Bambelle : elle, c’est colite chronique dès qu’on change la marque de l’arbre à chat. Félix ? Il perd ses poils dès qu’on prononce le mot “aspirateur”. Luna, elle, déclenche une maladie auto-immune si sa couverture n’est pas pliée en triangle isocèle. Oups ? Vous avez vu sa ‘bouille’ sur le dessin ci-dessus, une boule d’anxiété dès qu’un pigeon la regarde de travers. Et Doudou… Doudou, c’est infections à répétition dès qu’il entend le mot “vétérinaire”.

Moralité : chez les chats, le stress, c’est comme les croquettes ou les barquettes— chacun a sa préférence, et gare à celui qui se trompe de saveur.

À suivre

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