Un jour, on commence à se poser la question pourquoi on est si maigre. Ou, au contraire, si adipeux – adipeux étant encore un doux euphémisme –, si tant est que l’on n’est pas dans la norme. Mais qu’est-ce que la norme après tout? Et que dire des canons de la beauté? Je précise bien qu’il s’agit ici de la beauté des femmes. Mais n’allez cependant pas croire que les hommes ne subissent pas non plus la pression de souscrire à des critères de beauté. En effet, peu importe le pays ou les continents, les hommes eux aussi sont victimes de jugement par rapport à leur apparence. Faut-il vraiment au XXIesiècle vraiment encore nous laisser influencer par les canons de la beauté qui changent d’un siècle à l’autre? Examinons ce sujet de prime abord.

Les canons de la beauté féminine au fil des siècles

Les Egyptiennes de l’Antiquité se devaient d’avoir un corps élancé, mince et musclé. Epaules étroites, petits seins, large taille, fesses rebondies et longues jambes. A peu près à cette époque, en Grèce, la femme était plutôt considérée comme le double « défiguré » d’un homme. Au Moyen-Age, caché sous des vêtements archi amples, le corps de la femme se devait d’être large d’épaule, des seins menus, une taille de guêpe, des hanches étroites. Contrairement aux Egyptiennes aux fesses rebondies, chez les Grecques, c’est le ventre qui devait être rebondi.

Marylin Monroe par Neil d'Ourson
Neil d’Ourson, peintre et sculpteur français, se fait l’interprète de la beauté féminine, ici de Marylin Monroe. Cette œuvre d’une technique de peinture mixte est l’une des pièces uniques pour collectionneurs d’une série d’iconographie de la femme.

La Renaissance marque le retour de la féminité aux cuisses dodues et à la poitrine lourde. Sautons quelques siècles et retrouvons-nous au XIXe siècle. Là, la femme montre ostensiblement une poitrine et des hanches opulentes, porte faux-culs, crinolines et corsets. Corsets qui disparaîtront au XXe siècle. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’à l’entrée de la Première Guerre mondiale de l’Amérique, en avril 1917, il n’y avait pas assez d’acier. Il paraît qu’à la demande de l’Etat, en se débarrassant des corsets, les Américaines contribuèrent à récupérer près de 30’000 tonnes d’acier pour commencer à construire une flotte de petits navires de guerre. 

Huit ans après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, Hollywood produisit « Les hommes préfèrent les blondes ». Une vedette de cinéma était née. Les lèvres pulpeuses, sensuelles, un décolleté laissant voir de généreuses formes, la blonde Maryline Monroe de 27 ans séduisit immédiatement Mister President.

Il est vrai aussi que le bikini qui avait été lancé au lendemain de la fin de la 2e Guerre mondiale, puis quelques années plus tard, la minijupe avait aussi tout pour faire tourner la tête des hommes de cette époque.  Yves Rebaud, l’un des journalistes de Découverte magazine avait consacré un article à la beauté féminine (https://www.decouverte-mag.com/category/bien-etre-et-sante/). Il avait conclu: Beauté rime certainement avec bonté, la vraie beauté et le rayonnement venant de l’intérieur. Cela dit, il s’ensuit que chaque femme a donc sa propre beauté. La plupart du temps, les femmes ne savent plus à quel «saint» se vouer lorsqu’il s’agit des innombrables moyens pour la développer ou la conserver. Mais ça, c’est une autre histoire! La note de la rédaction mérite en tout cas d’être relue.

Cette petite digression sur la beauté féminine était nécessaire avant d’aborder une des plusieurs sérieuses questions : le poids d’une personne. En effet, peser le même poids, par exemple 63 kg, n’aura évidemment  pas la même signification si nous mesurons 1m54 m ou 1m71 m.

Examinons l’IMC

L’IMC, c’est l’Indice de Masse Corporelle. Sa formule est simple.

IMC = Poids en kg

          Taille2 en m

Dans notre premier exemple, la personne mesurant 1,54 aura un IMC de 26,5 et la seconde mesurant 1m71 en aura un de 21.54

Regardez le résultat pour les adultes

Adulte                                                              Classification

                              Maigreur sévère               < 16   

SOUS-POIDS      Maigreur modérée       16 – 16.99

                               Maigreur légère             17 -18.49

P O I D S  M O Y E N                                     18.5 -24.99

S U R P O I D S                                               25

OBESITE              Obésité modérée            30-34.99

                              Obésité sévère                35-39.99            

                             Obésité morbide            ≥ 40

L’IMC qui est certes simple d’utilisation, puisqu’il suffit de diviser son poids par sa taille au carré, contient toutefois quelques limites. Pour les enfants et adolescent et personnes jusqu’à 18 ans, les valeurs restent les mêmes, sauf que l’obésité morbide commence à ≥ 30.

Je vous signale une autre singularité. L’IMC ne distingue malheureusement pas la masse osseuse de la masse musculaire d’un individu. Tant et si bien qu’un athlète peut traduire un indice de surpoids, alors qu’il a une masse musculaire impressionnante. Il faudrait connaître la répartition des graisses d’une personne. C’est la raison pour laquelle, il y a environ 7 ans, qu’un nouvel indice est né. On l’appelle Surface-base Body Shape Index SBSI. On mesure alors en plus de l’IMC le tour de taille, l’écart que la personne présente entre ses épaules et son entrejambe. Je vous laisse imaginer la difficulté d’obtenir toutes ces mensurations délicates auprès des personnes, en surcharge pondérale ou non.

À suivre.