Pour comprendre l’autohypnose qu’enseigne le Centre Énergie et Santé, il était indispensable  d’aborder préalablement les fonctions cérébrales résultant de l’hypnose tout court (voir https://www.decouverte-mag.com/les-multiples-facettes-de-lhypnose/). Français, Belges et surtout Suisses ont réussi des avancées très prometteuses en la matière. Nous livrons à nos lecteurs et lectrices francophones quelques documents importants et une vidéo des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) pour en savoir davantage sur l’hypnose médicale (voir encadré à la fin). Dans le droit fil de ces informations, les auteurs du présent dossier, se livrent à des réflexions sur les frontières existant entre les disciplines universitaires ou non.

Ce que vous avez compris

En lisant le premier volet de ce dossier, vous aurez compris que l’hypnose a pour objectif majeur d’atteindre l’inconscient. Elle agit essentiellement en modifiant la perception sensorielle. Du coup, elle influence grandement la perception de la douleur. Autrement dit, l’hypnose réduit fortement l’activité des régions cérébrales régissant les réactions défensives et/ou émotionnelles des stimulis. La personne placée sous hypnose a ainsi beaucoup moins conscience de soi. Focalisée sur quelque chose de bien précis, induit justement par l’hypnose, elle oublie quasiment ce qu’il y a autour d’elle.

Addictions, douleurs, phobies, stress et compagnie

La liste des différentes indications reconnues être bénéfiques grâce à l’hypnose est longue. Suivez le colloque du mardi des HUG1. Voici une petite liste non exhaustive de ces pistes (par ordre alphabétique) :

Acceptation de l’image de soi en cas d’altération corporelle, acouphènes, accompagnement en fin de vie, accouchement, annonce d’une nouvelle inquiétante, angoisses de tous genres, arrêt de tabagisme, asthme, anxiété avant un examen médical;

biopsie;

claustrophobie;

douleurs chroniques, fonctionnelles, inflammatoires, neuropathiques, rhumatologiques, douleurs aiguës post- ou préopératoires, douleurs liées à un accouchement, dyspnée;

interventions endoscopiques;

nausées induites,

peur d’une opération, ponction, pose d’un drain,

retrait d’un drain,

situations inquiétantes, stress post-traumatique

troubles de la personnalité, troubles  sexuels, troubles du sommeil

vertiges, vomissements induits.

En médecine et chirurgie dentaire, l’hypnose se révèle, elle aussi, très efficace. Le médecin dentiste pratiquant l’hypnose médicale permettra à son patient de réduire son anxiété avant et durant les soins dentaires. L’hypnose peut parfois remplacer les anesthésiques locaux pour autant que le patient présente des allergies ou des dysfonctionnements temporo-mandibulaire (lire l’article).

Une pratique séculaire

Ce n’est que depuis le début de notre XXIe siècle que la médecine s’est vraiment mise à l’hypnose. Pourtant, cela fait plusieurs siècles que les hommes l’utilisent. Au fond, c’est comme avec les ondes gravitationnelles ces ondes de l’espace-temps –, découvertes en 2015, alors qu’Albert Einstein les avait prédites dans sa théorie de la relativité générale en 1915. L’hypnose et l’autohypnose n’ont évidemment pas attendu que le corps médical la reconnaisse scientifiquement parlant. En effet, il y a  bien d’autres indications où la simple hypnose excelle, notamment ne plus avoir peur de prendre l’avion, dans les cas de surcharge pondérale, en cas de migraines et pour ne plus se ronger les ongles.  

Marcel, si j’ai bien compris ton approche d’enseignement, tu abordes les problèmes en ne cédant rarement aux modes intellectuelles.

Oui Alain, en tant qu’enseignant, je rejette autant que possible les dogmes en me nourrissant de tous les savoirs disponibles actuellement. Je tente de faire éclater les frontières, d’ailleurs souvent arbitraires entre toutes sortes de disciplines.

Autrement dit, tu rassembles des connaissances totalement déconnectées les unes des autres.

On peut dire cela. C’est d’ailleurs pour cela que l’on trouve dans notre Centre Energie et santé, l’enseignement de moultes disciplines. Si tu souhaites te creuser les méninges sur un sujet, il faut disposer de beaucoup de temps. C’est un véritable privilège de pouvoir y consacrer son temps. Ne me disais-tu pas qu’en tant qu’éditeur, tu pensais que des problèmes différents requièrent des solutions différentes?

Oui Marcel, c’est le cas dans nombre de disciplines et de métiers.
Dans le nôtre d’éditeur de magazine, le marché de l’information a souvent été étrange. Comme celui de la formation d’adultes qui est ton domaine de prédilection. Il règne une ambiance aussi paradoxale qu’inexplicable qui est heureusement en train de changer. Les gens croyaient et croient encore peut-être que l’information est toujours gratuite. Les gens sont d’accord de débourser beaucoup d’argent pour avoir une voiture, un ordinateur, etc. de haute qualité et pourtant ils rechignent d’en débourser pour obtenir des informations de qualité. Vérifier nos sources d’informations prend beaucoup de temps et coûte forcément de l’argent. Et comme notre magazine ne coûte rien pour l’instant, les divers partenariats que nous avons, nous sont évidemment fort précieux.

Pour en savoir plus :

Autres documents à consulter

Pour la Suisse

http://www.irhys.ch/irhys/livres_et_revues/TravailCASYvanMaillardArdenti.pdf

Pour la France: Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose

Pour la Belgique https://www.hypnose.fr/actualites-hypnose-belgique/

Sociétés d’hypnose dans le monde: voir ci-dessus pages 23 et 24

Pour le Canada francophone:

La Société Québécoise d’Hypnose (SQH) www.squ.info

En Suisse : Société Médicale Suisse d’Hypnose (https://www.smsh.ch/fr)


1 https://www.revmed.ch/colloques/l-hypnose-clinique-aux-hug (allez au no 15 sur 35 et cliquez sur 02 juin 2020)