Sous le ventre de mon grand pote Scott

C’est un instant saisi sur le vif, comme nous allons désormais en offrir d’autres : une image, un texte, juste de quoi éveiller l’envie d’en découvrir davantage. La Rédaction

Le soleil cognait à trente-deux degrés, la pierre du jardin brûlait comme une braise, et pourtant, là, sous la fourrure de mon pote, colley à poil long, le monde était frais, tranquille. Mon pote Scott, colosse au regard tendre, s’était arrêté net, comme s’il savait que son ombre valait mieux qu’un abri. Je m’y suis glissé sans miauler un mot, avec cette élégance féline qui est la mienne.

Le mot de l’éditeur

Et moi, témoin discret de cette alliance si belle entre nos deux lascars, je n’ai eu qu’une seconde pour capturer l’instant avec mon téléphone. La qualité n’a rien de National Geographic… mais qu’importe. Dans cette rencontre amicale se révèle une beauté simple et profonde — celle qui ne s’explique pas, mais qui se ressent. Je me suis dit que le monde gagnerait à écouter plus souvent les leçons silencieuses des animaux : offrir son ombre, c’est déjà offrir un peu de soi.

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