Cela fait un bon bout de temps que nous n’avions plus d’articles d’Aladin le Malin. Il faut aussi dire que son humain, notre éditeur, parcourait le grand monde. Et apparemment, il n’y a qu’a lui qu’Aladin le Malin se confie. Le voici qui nous fournira à nouveau régulièrement ses réflexions. La rédaction
Bien sûr, la terre ne s’arrêtera pas de tourner parce que mon pote Smocky (ci-dessus) vient de rendre l’âme. Si, si, soyez certains, nous les chats en avons bel et bien une d’âme. Une bien petite vie dites-vous les humains. Moi, je dirais une existence vaste et précieuse, tissée de silences, de regards et de présences. Donc pour nous, les petits félins tout de même une longue et grande vie. Une vie féline qui s’éteint dans le cabinet de Jennifer, ma véto n’entraîne pas un désespoir tragique de ma part. Alain et Sonia étaient d’ailleurs beaucoup plus perturbés. Au fond, nous les chats, ne devons-nous pas nous garder de tout excès ? Et vous les humains que savez-vous de notre peine C’est donc à mon vieux Smocky que je dédie ces lignes avant de vous dire quelque chose d’important. Deux yeux se sont fermés dans la délivrance que Jennifer lui a offert pour un départ vers un monde dans lequel je n’ai pas encore accès. Ces jours, nous avons aussi de la visite. Claire et Isis son petit chien sont venus nous rendre visite. Et là encore, il y deux jours, la chaleur a terrassé Isis. Elle est allée rejoindre ses ancêtres. Et croyez-moi, deux jours après, c’est vraiment bizarre par deux fois, un splendide papillon coloré n’a tourniqué qu’autour de Claire. Un signe ? Je ne vous dit pas l’affliction de Claire.
Pour vous montrez que je suis un chat « bien », voyez cette photo.

Quand nous nous rencontrons ainsi, nez contre nez, c’est bien plus qu’un geste que nous exécutons. C’est une offrande silencieuse, un échange d’âmes. Vous, les humains, vous vous saluez en vous serrant la main. Eh bien, nous les chats, nous utilisons notre odorat pour nous reconnaître et échanger des informations. Nous avons des glandes odorantes sur le visage, notamment autour du nez. En nous frottant le nez, nous échangeons des odeurs qui nous permettent de savoir où l’autre est allé, ce qu’il a touché, et même son état émotionnel ou de santé. Ce contact nous permet de sentir les phéromones de l’autre, une manière de dire : « Hé, je viens en paix, tu sais, je te regarde et je te reconnais. ». Ne faut-il pas du courage pour s’approcher ainsi, pour exposer son visage, son odeur, son cœur ? Se frotter le nez, c’est se livrer sans crainte, c’est dire : « Je ne te veux aucun mal. Notre frottement de nez exprime aussi que nous avons une confiance mutuelle.
Vous les humains pourriez nous envier. Un geste pur, sans artifice, qui contient tout ce que l’on ne sait plus dire : la douceur, la loyauté, la mémoire des liens…
Alain m’a dit que dans certaines cultures bédouines, notamment aux Émirats, les hommes se saluent par une bise de nez. Ce geste marque le respect et l’appartenance à une tradition ancestrale. Malgré les campagnes sanitaires pour le remplacer par une poignée de main, il reste encore très pratiqué.
A l’heure qu’il est et pendant que je dicte télépathiquement à Alain ce que je voudrais encore vous dire il fait encore une tiaffe épouvantable. La déshydratation chronique est une sérieuse menace, sournoise et silencieuse pour notre santé. Je vous dirais ce que vous devriez en savoir pour nous soutenir en puissance. Regardez encore une fois ce que le journaliste Yves Rebaud nous explique à propos de l’eau (cf. https://www.decouverte-mag.com/?s=Remontons+%C3%A0+la+source+
Je vous assure que cela nous concerne aussi.

C’est plutôt rare qu’un chat ait soif, je vous en parle au prochain article prochainement.
A suivre
