Quel que soit votre projet, il existe une règle d’or à laquelle vous ne pourrez déroger si vous souhaitez un jour embrasser le succès : LA STRATÉGIE. Pourquoi? Parce qu’établir une stratégie vous aide à :

L'objectif d'un entrepreneur : trouver la bonne idée et se lancer.
L’objectif d’un entrepreneur : trouver la bonne idée et se lancer… dans la bonne stratégie!
  • définir clairement vos objectifs,
  • dresser des bilans intermédiaires et rectifier le tir, si besoin,
  • appréhender votre projet dans sa globalité, plutôt que d’avancer au jour le jour et au petit bonheur la chance.

Aujourd’hui, je vous parle du SWOT. Le SWOT est la première action à mettre en oeuvre car c’est elle qui va orienter la stratégie de votre projet. Oui, encore un acronyme dont les marketers sont si friands et, bien entendu, c’est de l’anglais. Le SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats) consiste à définir les forces et faiblesses de votre projet, mais aussi les opportunités et les menaces auxquelles ils pourrait être confronté. Vous voyez où je veux en venir?

Explication

Le SWOT est souvent présenté sous forme de tableau. Il offre une vue synthétique de tous les éléments et s’inègre parfaitement à une présentation powerpoint ou prezi, lorsque vous le présenterez à un banquier, un partenaire, des investisseurs…

Forces & faiblesses

Les forces et faiblesses sont des facteurs inhérents à votre projet ou votre entreprise (le terme entreprise n’est pas ici utilisé comme synonyme de société, mais comme le fait d’entreprendre). C’est une projection à l’instant présent. Comme vous l’imaginez, les forces représentent les aspects positifs, alors que les faiblesses dessinent les caractéristiques négatives.

D’accord, aux premiers abords, cela peut sembler un peu conceptuel, mais vous allez vite comprendre.

Exemples de forces :

  • Votre marque connue et reconnue par les consommateurs,
  • Vous disposez d’excellentes connaissances techniques,
  • Vous êtes au coeur d’un réseau étoffé.

Exemples de faiblesses :

  • Votre service est mal perçu par les consommateurs,
  • Votre notoriété est inexistante,
  • Vous ne connaissez pas bien le marché que vous souhaitez conquérir.

Opportunités et menaces

Les opportunités et menaces (ou contraintes selon les écoles) constituent, quant à elles, les aspects extérieurs qui peuvent influer sur votre projet. Par exemple, l’environnement (économique, commercial, politique), la législation et leur évolution. Les opportunités constituent donc des chances à saisir, alors que les menaces sont des obstacles à éviter.

Exemples d’opportunités :

  • Un concurrent cesse son activité,
  • Une aide gouvernementale est mise en place pour votre secteur,
  • Votre produit/service séduit de plus en plus de monde.

Exemples de menaces/contraintes :

  • Une nouvelle technologie vient de voir le jour,
  • La législation évolue,
  • Les gens n’ont plus confiance en vos produits.

Cette mise en exergue va vous permettre d’agir sur les points faibles et d’insister sur les points positifs.

“connaître ses points faibles permet de les affronter et, parfois, de les transformer en atouts.”

Imaginons trois cas concrets

Sandra

Sandra souhaite se lancer dans une activité de réunions à domicile pour le compte d’une grande marque qui commercialise des produits destinés à la cuisine. Que pourrait-elle mettre dans son SWOT ?
Forces : une marque reconnue appuyée par la force d’un réseau
Faiblesses : une concurrence accrue déjà bien installée dans son périmètre, recevoir les client(e)s chez soi
Opportunités : s’octroyer un complément de revenus, développer ses compétences commerciales dans un environnement agréable
Menaces : une marque concurrente et mieux placée au niveau des tarifs perce le marché.

Jean-Yves

Jean-Yves envisage de reprendre une entreprise de 10 salariés spécialisée dans l’installation de chauffage électrique. Son SWOT pourra s’articuler autour des axes suivants :
Forces : une entreprise dynamique, un chiffre d’affaire positif
Faiblesses : un endettement récurrent sur les trois dernières années, une image un peu vieillotte de l’entreprise
Opportunités : développer une nouvelle gamme de produits plus en phase avec les préoccupations environnementales des consommateurs.
Menaces : une mauvaise perception du chauffage électrique considéré comme cher et peu efficace par les consommateurs,

Pablo

Pablo désire ouvrir un cabinet de naturopathie. Imaginons les éléments à mettre dans son SWOT :
Forces : un diplôme reconnu par l’état et aucun concurrent installé dans sa ville
Faiblesses : les médecines alternatives sont régulièrement décriées dans la presse et entachent la légitimité des practiciens.
Opportunités : instaurer la confiance grâce à une communication ciblée et mettre en avant son expérience
Menaces : la législation peut rapidement évoluer dans ce secteur.

Groupe d'entrepreneurs en réunion pour définir les forces, faiblesses, opportunités et contraintes d'un projet.

Bien entendu, ces trois cas sont des exemples fictifs pour vous aider à y voir plus clair. Une analyse poussée mettrait en évidence d’autres facteurs déterminants.

Vos questions sur le SWOT

Je devine d’ici votre première question : combien d’arguments dois-je mettre dans mon SWOT? Cela dépendra de votre objectivité. Lorsqu’on est dans la dynamique créative, il est toujours plus facile de trouver des arguments positifs que de mettre le doigt là où ça fait mal. Mais, c’est une action nécessaire car, n’oubliez pas : connaître ses points faibles permet de les affronter et, parfois, de les transformer en atouts.
En résumé, pour chaque section du SWOT, trois arguments constituent une bonne moyenne. Vous pouvez les présenter ainsi :

Le SWOT sous forme de tableau

FORCESFAIBLESSES
. Argument 1
. Argument 2
. Argument 3
. Argument 1
. Argument 2
. Argument 3
OPPORTUNITÉSMENACES
. Argument 1
. Argument 2
. Argument 3
. Argument 1
. Argument 2
. Argument 3

Vous avez saisi le principe? Maintenant, à vous maintenant d’établir votre SWOT! Et si vous avez des question, posez-les en bas de page ou sur notre page Facebook. Nous nous ferons un plaisir d’y répondre.

Philippe Monnier est diplômé de l’Université de Strasbourg en Information-Communication. Il y est ensuite retourné en tant qu’enseignant, recruteur, maître de mémoire et d’apprentissage.